Tito et Fidel Castro : « deux géants qui ne s’aimaient pas »

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Dimanche, Cuba enterre Fidel Castro. Le Lider maximo fut, au côté de Tito, l’un des meneurs du mouvement des non-alignés. Mais les deux hommes ne s’appréciaient guère : le Maréchal goûtait peu la proximité du bouillant Cubain avec Moscou. Les souvenirs de l’ancien ministre des Affaires étrangères yougoslave Budimir Lončar.

Par Jurica Körbler « La première fois que j’ai vu Fidel Castro c’était à New-York, quand il est arrivé au siège des Nations unies armé d’un fusil, fusil qu’il a dû laisser dans le parc devant le bâtiment », raconte Budimir Lončar, dernier ministre des Affaires étrangères de la Yougoslavie socialiste. L’ancien diplomate s’est rendu à plusieurs reprises durant sa carrière à Cuba. « Castro avait toujours l’air très sûr de lui, il semblait être très généreux, une forme d’idéalisme émanait de lui, il n’y a aucun doute là-dessus. Mais on sentait aussi chez lui une volonté constante de radicalisation. C’était une personnalité très forte, qui par sa radicalité (...)

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