Les néo-nazis, l’indélébile tache brune de la Serbie (1/2)

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Après une décennie de coups de force dans les années 2000, l’extrême-droite serbe fait moins parler d’elle depuis que le SNS d’Aleksandar Vučić tient le pouvoir du main d’une fer. Ces groupuscules, qui restent actifs, tentent discrètement de se réorganiser pour former une organisation politique crédible. Premier volet de l’enquête de Bilten.

Par Tadej Kurepa Une nuit d’avril 2009, vingt hommes, crânes rasés, armés de couteaux et de barres de fer font irruption le quartier rrom du bloc 67 dans Novi Beograd. Ils attaquent un groupe d’enfants, de femmes et d’hommes qui sont assis devant leurs baraques en criant : « On va vous virer de là ! », avant de détaler quand un groupe d’hommes finit par arriver pour défendre le bidonville. Non loin de là, se trouve une patrouille de police. Les forces de l’ordre ne réagissent pas prétextant « ne pas avoir le droit de se mêler de ce genre d’affaires ». « Nettoyer » Belgrade Ces individus étaien-tils réellement des membres de groupes (...)

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