Oslobodjenje, Sarajevo-x

Sarajevo : effacer les traces de la guerre, c’est s’attaquer à la mémoire de la ville

| |

La Bibliothèque nationale de Sarajevo et les célèbres « roses de Sarajevo », symboles des souffrances endurées par les habitants durant le siège de la ville, sont menacées. La municipalité souhaite transformer l’ancienne Bibliothèque en bâtiment administratif, décision qui provoque un tollé dans les milieux culturels. Par ailleurs, les « Roses de Sarajevo » disparaissent au rythme de la rénovation des rues. Réactions de Dino Mustafić et Jasminko Halilović, dans Oslobodjenje et sarajevo-x.com.

Par Dino Mustafić Dino Mustafić est un célèbre metteur en scène et réalisateur. Né à Sarajevo en 1969, il est notamment le fondateur et l’organisateur du MESS, festival international de théâtre qui a lieu chaque année à Sarajevo depuis 1993. Depuis longtemps, on efface les Roses de Sarajevo presque systématiquement, et en silence. Pour je ne sais quelle raison, au moment de la rénovation des rues et de la construction de nouveaux bâtiments, les roses disparaissent, comme si elles n’avaient jamais été là. Les habitants, préoccupés par leurs problèmes, n’ont pas le temps de s’en inquiéter. Pourtant, cela aura des conséquences bien plus importantes (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous