Les Nouvelles de Roumanie

Santé en Roumanie : les dessous de table, maladie endémique

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La Roumanie, l’Ukraine, la Bulgarie sont les pays les plus touchés par la corruption dans le domaine de la santé. Le « plic », le bakchich, y est monnaie courante. Grâce ce « petit geste » attendu, les patients, même s’ils bénéficient d’une assurance-maladie, espérent obtenir de meilleurs soins, comme le révèle une étude de la Friedrich-Ebert Stiftung.

Pour les Roumains, remettre un « plic », une enveloppe ou un paquet de café, est perçu comme un geste de remerciement à l’égard du personnel médical. 11% croient que c’est obligatoire, 25 % que c’est leur droit. Mais cette gratitude a un coût. Après les Ukrainiens, les Roumains s’endettent le plus pour se soigner : jusqu’à 10 % de leur revenu annuel. Ils s’attendent également à être mieux pris en charge dans les établissements privés, parce que c’est plus cher. En 2013, un médecin de famille roumain recevait en moyenne un « plic » de 34 lei (7-8 €) pour une consultation. Ce montant grimpait à 360 lei (80 €) en cas d’hospitalisation (75 % pour le médecin et 25 (...)

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