Réfugiés : malgré les quotas, personne ne veut aller en Roumanie

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Bucarest s’est engagée, dans le cadre du plan de relocalisation décidé par la Commission européenne, à accueillir 4 500 réfugiés. Problème : personne ne veut venir en Roumanie, considérée comme un pays pauvre. Reportage au centre de Galați, le premier à avoir accueilli des familles syriennes venues de Grèce.

Par Julia Beurq À chaque personne qui vient l’interroger, Mohamad Aissa a cette étrange façon d’introduire son récit : « C’est une longue histoire, êtes-vous sûr d’avoir envie de l’entendre ? » Assise dans leur chambre, une tasse de thé à la main, Khayea, son épouse, l’écoute raconter leur traversée depuis le port turc d’Izmir. Un jeune fils dort à côté, deux jumeaux jouent un peu plus loin avec d’autres enfants syriens, récemment arrivés au centre d’hébergement de Galați, à l’est de la Roumanie. « De mauvais souvenirs », lance à plusieurs reprises ce Syrien de 39 ans, dans un anglais hésitant. Par deux fois, Mohamad et sa famille ont embarqué sur un (...)

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