Roumanie de Ceauşescu : « mort aux traîtres », la traque des espions passés à l’Ouest

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Les anciens officiers de la Securitate qui fuyaient la Roumanie et son régime communiste payaient, pour certains, leur traîtrise par une condamnation à mort. Une fois leur nouvelle identité connue et leur nouveau domicile localisé, une équipe partait pour les éliminer.

Par Yves Lelong Liviu Taranu, chercheur au Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (CNSAS) s’est intéressé de près aux espions traîtres à Ceauşescu. Il est l’auteur d’une étude sur l’évolution de la Direction du renseignement extérieur et sur les défections au sein de l’espionnage roumain de 1958 à 1978. Après la fuite de l’espion Mihai Pacepa au cours de l’été 1978 aux États-Unis [1], la Securitate a ouvert une enquête sans précédent, révélant le degré de décrépitude d’une armée secrète censée être à la botte de Ceauşescu. Même le chef-adjoint de la Direction générale du renseignement extérieur, et bras droit du dictateur, Mihai (...)

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