Rencontres du livre de Sarajevo : invention, intervention et crème chantilly

| |

Quatre écrivains à la recherche d’une réponse : est-il indispensable de manifester son engagement politique à travers la littérature ? Que choisir : « commitment », comme le dirait le romancier Wilson, ou « tour d’ivoire » ? Y a-t-il une solution intermédiaire ? Quatre-vingt-dix minutes de polémique - le temps manque toujours pour examiner le dilemme qui hante depuis longtemps les milieux littéraires... Rencontres européennes du livre, 8e édition.

Par Nihad Hasanovic Chose étonnante lors des Rencontres européennes du livre. Dans la salle comble, les jeunes sont plus nombreux que d’ordinaire. Mais ils ne sont pas légion : pour les détecter, un simple coup d’œil ne suffit pas. Depuis les premières Rencontres, il y a huit ans, ils se faisaient surtout remarquer par leur absence. Des centaines d’étudiants de la capitale bosnienne aspirent au diplôme de sociologie, de littérature mondiale, de philosophie ou de sciences politiques, mais ce n’est qu’une poignée de cette population qui s’intéresse à cet événement culturel de premier rang. Cynisme des étudiants qui n’aiment pas ce qu’ils étudient ? (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous