Politique en Macédoine : oui à la jeunesse, non au jeunisme

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Depuis la chute du communisme, le rajeunissement de la classe politique est l’argument marketing N°1 pour accéder au pouvoir en Macédoine. Mais du rajeunissement au jeunisme, il n’y a qu’un pas, celui franchi par le VMRO-DPMNE pour mieux contrôler le pays. Analyse.

Par Nenad Marković [1] Si l’on observe les régimes communistes avant leur chute à travers l’Europe, on s’aperçoit qu’ils ont souvent été marqués par une gérontocratie, avec des dirigeants âgés, fatigués et sans idées. Ce ne fut donc une surprise pour personne de voir, au tournant des années 1980-90, s’effondrer ces régimes à bout de souffle, qui n’avaient plus l’énergie nécessaire ni la jeunesse pour s’opposer aux nouvelles tendances démocratiques émergentes. Les nouvelles élites postcommunistes, en revanche, surtout celles qui préconisent la rupture avec l’ancien régime, ont imposé le mythe du dirigeant jeune et énergique, à l’instar de ce que Raoul (...)

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