Citoyenneté et nationalité en ancienne Yougoslavie : cent ans de solitude

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Changer de pays sans jamais quitter son village, devenir ennemis après avoir été concitoyens... Telle est l’histoire banale vécue par des millions de ressortissants des espaces post-yougoslaves, au cours du XXe siècle. L’anthropologue Igor Štiks relit cette histoire à la lumière des concepts de citoyenneté et de nationalité. Entretien.

Propos recueillis par Nina Ožegović Igor Štiks, écrivain, docteur et chercheur à l’Université d’Édimbourg, vient de publier Ressortissant, citoyen, étranger, ennemi : une histoire de la Yougoslavie et des États post-yougoslaves (Zagreb, éditions Fraktura). Il y revient sur son thème de prédilection : la question de la nationalité et de la citoyenneté dans l’ancienne Yougoslavie et dans les pays nés de son démantèlement, de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours. Ce livre, la première étude historique de ce genre, est le fruit d’un long travail, à la fois théorique et de terrain. Igor Štiks a également publié chez Fraktura son premier (...)

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