Moldavie : face à la mobilisation de la rue, la communauté internationale est tétanisée

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Les réactions des chancelleries russes et occidentales depuis le début de la crise politique à Chişinău ? Des appels au calme, mais aucune prise de position. En cause : l’hétérogénéité des forces d’opposition moldaves, mais aussi les soupçons de corruption qui pèsent sur le pouvoir. Analyse.

Par Nicolas Trifon Au lendemain de la grande manifestation organisée par la Plateforme pour la dignité et la vérité le 6 septembre 2015, on a assisté à un véritable tournant, prévisible, mais pas moins lourd de conséquences : l’entrée en scène des partis d’opposition, à savoir le Parti des socialistes d’Igor Dodon et Notre Parti de Renato Usatîi, le maire de Bălţi. Jusque-là plutôt en retrait, ils appellent à leur tour à manifester pour demander des élections anticipées. Leurs cortèges et sit-in seront organisés et encadrés grâce aux réseaux bien implantés dont disposaient ces partis, hérités du Parti des communistes de Vladimir Voronine, en chute (...)

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