Macédoine : l’histoire plus que jamais au service de la politique

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Mardi 2 août, la Macédoine a fêté dans la désunion la plus totale le début de l’insurrection d’Ilinden contre les Ottomans et la lutte des Partisans contre les nazis. Une vive polémique a éclaté à cause de la présence de soldats d’Alexandre Le Grand lors de la marche vers Kruševo. Les historiens s’inquiètent de ce mélange des genres orchestré par les hommes politiques.

Par Marija Mitevska Le 2 août est une double date importante de l’histoire récente macédonienne : en 1903, elle marque l’insurrection d’Ilinden contre l’occupation ottomane et en 1944 la lutte de l’ASNOM, la section macédonienne des Partisans de Tito, contre l’occupation nazie. Comme à chaque fête historique importante, les partis macédoniens ont préféré la désunion nationale pour tenter de gagner des points auprès de leurs électorats. « L’histoire devrait unir les gens et non pas les diviser », rappellent pourtant les historiens. Or, en Macédoine, la plupart des élus ne se gênent pas pour réinterpréter le rôle de personnages ou d’événements (...)

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