Croatie : arrêt de mort du Centre de danse contemporaine de Zagreb

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Fin avril, le maire de Zagreb, Milan Bandić, a annoncé que le Centre de danse contemporaine (ZPC) allait être rattaché au Théâtre pour la jeunesse. Malgré les problèmes que connaît cette institution culturelle, la décision a surpris tout le monde. Elle ne fait que révéler le bandićisme, symbole de la déchéance culturelle de la capitale croate.

Par Vesna Pažin L’initiative fortuite de Milan Bandić, « manager en chef de Zagreb » et de ses sbires, de fusionner le Centre de danse contemporaine avec le Théâtre pour la jeunesse en a étonné beaucoup. Mais il n’y a là rien de nouveau. Il ne s’agit que d’une énième tentative, peut-être la plus flagrante, de dissimuler à la va-vite les destructions et dégradations de la culture et de l’art à Zagreb. Cette pratique omniprésente, que l’on ne peut qualifier ni de gestion, ni de direction, ni d’économie, ni même de commerce, et qui restera peut-être dans les mémoires sous le nom de banditisme, ou plutôt de bandićisme, a fait énormément de mal à la (...)

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