Austérité et luttes sociales en Grèce : les syndicats ont perdu la main

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Malgré le ralliement forcé de Syriza aux politiques d’austérité, les Grecs ne retrouvent guère le chemin de la grève et des manifestations. En cause, l’extrême faiblesse du mouvement syndical, dont les dirigeants sont largement discrédités. Pourtant, dans les entreprises, quelques expériences nouvelles de syndicalisme de terrain apparaissent. Décryptage avec Seraphim Seferiades, chercheur en sciences politiques à l’Université Panteion d’Athènes.

Propos recueillis par Pavlos Kapantais Le Courrier des Balkans (CdB) : Près de six ans après la signature du premier mémorandum par Giórgos Papandreou en 2010 et les mobilisations massives qu’il a provoqué, où en est aujourd’hui le mouvement syndical en Grèce ? Seraphim Seferiades (S.S.) : Il y a deux situations parallèles. D’un côté, vous avez la direction des fédérations syndicales où la situation est pour le moins triste, avec un leadership qui a de fait, « déposé les armes » depuis très très longtemps. C’est le résultat soit d’une incompétence grave, soit d’une volonté de protéger ses propres intérêts avant ceux des syndiqués et des (...)

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