Élections en Serbie : un grand bond en arrière sous les applaudissements de l’UE

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Avec les élections de dimanche, la Serbie fait son grand retour aux années 1990, mais cette fois-ci avec la bénédiction de l’Union européenne, qui s’obstine à voir dans Aleksandar Vučić un « facteur de stabilité ». Tout le problème, c’est qu’aujourd’hui, l’intégration européenne n’est plus synonyme de démocratie. Analyses et réactions croisées.

Par Branka Trivić et Milan Nešić Tous les analystes, locaux et internationaux, sont au moins d’accord sur un point : les résultats des élections anticipées de dimanche en Serbie n’étonnent personne. Le politologue Florian Bieber, spécialiste des Balkans occidentaux et professeur à l’Université de Graz, souligne que le résultat du Parti progressiste (SNS) d’Aleksandar Vučić n’est en rien une surprise. Si le SNS avait le moindre risque de perdre, les élections anticipées n’auraient jamais été organisées, rappelle-t-il. Le Parti radical serbe (SRS) de Vojislav Šešelj, qui fait son retour au Parlement, va-t-il représenter un problème pour Aleksandar (...)

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