Terrorisme : la Grèce, bouc-émissaire des dysfonctionnements européens

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La Grèce est régulièrement pointée du doigt pour laisser filer des terroristes avérés ou potentiels parmi les réfugiés qui traversent son territoire. Un bon prétexte pour masquer l’incurie et la désorganisation des services de renseignements européens, incapables de se coordonner, de partager leurs informations, et même de traiter les signalements qu’Athènes leur adresse...

Par Vassilis Lambropoulos Les services de renseignements européens constituent une tour de Babel d’informations où règne une incroyable confusion entre diverses officines, ce qui permet à des centaines d’hommes mal intentionnés d’acheter des armes, d’organiser des attaques et de se déplacer sans être nullement inquiétés sur le territoire européen. Ensuite, il est très facile d’accuser la Grèce de ne pas les avoir repérés. Les « trous noirs » du système européen de sécurité apparaissent nettement dans l’analyse de cas précis comme celui, récent, de trois Kurdes d’origine irakienne qui, après avoir traversé presque toute l’Europe à bord d’une (...)

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