Grèce : Tsipras et Syriza sacrifiés sur l’autel de l’austérité

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Coincé entre le marteau de l’austérité européenne et les espoirs déçus des Grecs, Alexis Tsipras est lâché, même par ses fidèles de la gauche radicale. L’amertume et le désarroi ne cessent de grimper face aux promesses non tenues de celui qui apparaissait comme le dernier espoir lors de son arrivée au pouvoir en janvier 2015. Reportage.

Par Marina Rafenberg « L’espoir est revenu en Grèce avec la première élection de Tsipras en janvier 2015, mais depuis il s’est évanoui », lâche Kostas, ancien électeur de Syriza et grutier au port du Pirée, cédé en août pour 369 millions d’euros à la multinationale chinoise Cosco. Une décision contraire aux promesses électorales de Syriza. La désillusion des Grecs vis-à-vis d’Alexis Tspiras et de son parti, cela fait longtemps que les sondages la remarque. Selon une enquête menée récemment par l’Université de Macédoine, les conservateurs de Nouvelle Démocratie sont même crédités de 30% des intentions de votes contre à peine 15% pour Syriza. « En un (...)

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