Roumanie : Klaus Iohannis, ou la revanche de la petite bourgeoisie post-communiste de province

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Moins de deux ans après son élection, le Président roumain Klaus Iohannis a perdu beaucoup de sa superbe. Lâché par l’opinion publique, isolé sur le plan politique, celui qui devait symboliser le fantasme d’une Roumanie enfin « européenne » est de plus accusé d’avoir profité de sa position de maire de Sibiu pou s’enrichir. Le regard engagé de Florin Poenaru.

Par Florin Poenaru Le Président Klaus Iohannis est arrivé au pouvoir en novembre 2014, dans des circonstances très contestées. Au premier tour, il était en retard de dix points sur son rival Victor Ponta, alors Premier ministre. Après une prestation télévisée peu convaincante, il semblait même battu d’avance. Et puis l’inattendu s’est produit. Klaus Iohannis a gagné le second tour avec une avance confortable de 10 points. Depuis, que s’est-il vraiment passé ? Dès le premier tour, les télévisions roumaines ont montré de longues files d’attente devant les bureaux de vote mis en place à l’étranger. On a alors accusé le Parti social-démocrate (...)

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