Monténégro : (encore) des élections ni libres, ni justes ni démocratiques

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La campagne bat son plein pour les élections législatives de dimanche : 35 000 électeurs fantômes, des membres des Commissions électorales condamnés pour achats de voix et détournement de fonds publics, la corruption érigée en système de pouvoir et la haute administration qui fait bloc pour empêcher toute enquête. Chronique de la démocratie ordinaire dans le Monténégro « pro-européen ».

Propos recueillis par Milena Perović-Korać Vanja Ćalović-Marković est la directrice exécutive du Réseau d’affirmation du secteur civil MANS. Monitor (M.) : MANS estime que le gouvernent a abusé, à plusieurs reprises, de ressources et de fonds publics dans le cadre de la campagne électorale. Le élections du 16 octobre sont-elles différentes des précédentes ? Vanja Ćalović-Marković (V. Ć.) : Les nouvelles lois obligeant les institutions à révéler les dépenses du budget en période préélectorale n’ont pas donné grand-chose, car la plupart des organes étatiques continuent à cacher ces informations. Il est évident qu’il s’agit d’efforts coordonnés pour (...)

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