Grèce : Les communistes du KKE, derniers staliniens d’Europe, ne capitalisent pas sur la crise

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Après la capitulation de Syriza, le KKE, parti communiste de Grèce, devrait pouvoir ameuter les foules sous sa bannière anticapitaliste. Néanmoins, ses revendications, qui vont du rejet du parlementarisme à lutte des classes en passant par la glorification de l’URSS, ne semblent pas faire grand effet : le parti plafonne aux élections. Reportage à Athènes.

Par Elisa Perrigueur et Clémentine Athanasiadis Les traumatismes du passé Le siège du KKE, situé à Perissos, en banlieue calme d’Athènes est immense, les vitres teintées, le tout est isolé. Derrière les hautes grilles trône une statue de Lénine. Dans les couloirs sombres des portrait de Karl Marx, Mao Zedong et — plus discret — de Staline épient le visiteur. Aujourd’hui disproportionné par rapport aux scores du parti, le bâtiment érigé dans les années 1980 illustre la grandeur passée du parti communiste. « Le parti était interdit depuis sa création en 1918 jusqu’en 1974. Quand il a enfin été autorisé, il était important de rendre ses locaux et (...)

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