Grand écran : des cinéastes bulgares réveillent les démons communistes

| |

Le documentaire La bête est toujours vivante, des cinéastes bulgares Vesela Kazakova et Mina Mileva, a été projeté en avant-première au 22e Festival du film de Sarajevo. Il y est question de la transition post-communiste bulgare ratée et de la difficulté du pays à reconnaître les crimes commis par les autorités communistes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Rencontre avec des cinéastes courageuses et engagées.

Propos recueillis par Rodolfo Toè Œuvre complexe et très intime, La bête est toujours vivante est un documentaire qui parle de l’histoire de la famille de Vesela Kazakova et de la transition ratée en Bulgarie, mais aussi, du gouvernement communiste et de l’Union européenne. Le récit se développe autour de la figure du grand-père de Vesela, pope orthodoxe engagé dans la lutte anti-communiste après la Seconde Guerre mondiale, aux côté de milliers d’autres « Goryani », mouvement de résistance armée, actif depuis 1946-48, jusqu’en 1956-58, et dont la mémoire a disparu. Selon Vesela Kazakova et Mina Mileva, la Bulgarie est incapable de sortir de (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous