Le Courrier des Balkans

Expulsions en Roumanie : le nettoyage ethnique des centres-villes

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En Roumanie, la loi prévoit la restitution des biens immobiliers nationalisés par le régime communiste à leurs anciens propriétaires ou à leurs ayants-droits, avec des conséquences souvent dramatiques : l’expulsion des locataires. À Bucarest, rue Vulturilor, 27 familles rroms vivent sur le trottoir depuis le 15 septembre. L’avocat Marian Mandache, directeur de l’ONG Romani Criss décrypte la situation.

Texte et photos : Julia Beurq Le Courrier des Balkans : La situation au 50 rue Vulturilor est assez classique des problèmes rencontrés dans les cas de restitutions des anciennes maisons nationalisées. Concrètement, que s’est-il passé ? Marian Mandache : 27 familles vivaient sur ce terrain depuis plus d’une dizaine d’années. C’était une communauté de Rroms assez bien intégrée. La majorité des parents travaillaient, les enfants allaient à l’école. Avant que les anciens propriétaires ne réclament leurs biens auprès de l’État, ces familles étaient locataires de l’État. Puis, lorsque le procès de restitution s’est terminé, elles ont continué de payer un (...)

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