Bosnie-Herzégovine : Dita Tuzla, visite dans l’usine modèle des luttes ouvrières

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Après quatre ans de lutte pour éviter la faillite, les ouvriers de l’usine de détergents de Tuzla ont obtenu, au printemps 2015, de la justice bosnienne le droit de reprendre leur usine. Depuis, ils ont relancé la production en autogestion. Une expérience qui montre que les industries bosniennes ont de l’avenir, au-delà du capitalisme sauvage qui tue le pays à petit feu depuis l’indépendance.

Par Haris Husarić (avec Ivar Patterson) Le froid me pénètre jusqu’aux os. Devant les portes de l’usine Dita, une douzaine d’ouvriers discutent entre eux, tentant de se réchauffer sous le soleil hivernal. Depuis le mois d’octobre, ils sont obligés de travailler dans une usine privée de chauffage. Malgré les ateliers glacés, un matériel désormais obsolète, le manque chronique d’argent pour relancer la production et un sentiment de précarité aggravé par le lancement début décembre d’un appel d’offre public pour le rachat de l’usine, ils ne veulent pas renoncer à leur petite entreprise. Quand vous lirez cet article, le système de chauffage pour (...)

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