Bosnie-Herzégovine : « Dayton est une camisole de force, mais c’est aux citoyens de se révolter »

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Et si le problème principal de la Bosnie-Herzégovine n’était pas le cadre institutionnel défini, voici vingt ans, par les accords de Dayton, mais l’apathie de la société et des citoyens ? Le point de vue iconoclaste et désespéré de Dario Ružić, l’un des organisateurs du « Plénum de Sarajevo », lors de la révolte citoyenne de février 2014. Entretien.

Propos recueillis par Rodolfo Toè Le Courrier des Balkans (C.d.B.) : Plus de deux ans après les grandes manifestations de février 2014, bien peu de choses ont changé en Bosnie-Herzégovine. Les partis populistes et identitaires sont toujours au pouvoir. Quel bilan tirer ? Dario Ružić (D.R.) : Les plénums n’ont pas vraiment fonctionné. Désormais, je suis assez sceptique sur l’avenir du pays et sur la possibilité de changer la situation... C.d.B. : On accuse souvent les accords de Dayton d’avoir créé cette impasse. Ils ont arrêté la guerre, mais n’ont pas réussi à poser les bases de la paix, d’un nouveau pays... Qui est responsable de la (...)

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