Crimes oustachis en Croatie : le négationnisme en toute impunité

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La législation européenne punit de prison le négationnisme, mais la Croatie ne respecte pas ses engagements pénaux en la matière. La puissante extrême-droite croate, soutenue par l’Église, peut continuer à nier l’existence des crimes commis par le pouvoir oustachi d’Ante Pavelić sans jamais être inquiétée.

Par Tamara Opačić Le tribunal de Budapest a récemment condamné à trois ans de prison avec sursis Ferenc Orosházi, un Hongrois qui avait publiquement nié l’existence de l’Holocauste. Un peu plus tôt, le tribunal de Hambourg condamnait pour le même délit Ursula Haverbeck, 87 ans, à dix mois de prison, après qu’elle eut affirmé lors d’une interview télévisée qu’Auschwitz n’était « qu’un camp de travail ». Deux affaires qui concernent des pays membres de l’Union européenne, tous tenus de condamner pénalement toute forme de négationnisme et d’incitation à la haine raciale, selon une décision-cadre du Conseil de l’Union européenne (UE). En tant que 28e (...)

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