Koha Ditore

Crimes de guerre au Kosovo : la protection des témoins, nœud gordien de la justice

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Trois ans après la publication par Dick Marty d’un fracassant rapport sur un présumé trafic d’organes à la fin du conflit au Kosovo, la justice kosovare et la mission européenne Eulex peinent toujours à assurer la protection des témoins. Un tribunal compétent devrait être établi par Bruxelles.

Par Besnik Krasniqi Il y a trois ans, à la sortie de son rapport accusant l’UÇK de crimes de guerre, le procureur tessinois Dick Marty avait exprimé son inquiétude : comment protéger les témoins ? N’ayant pas la moindre confiance dans les deux missions internationales présentes depuis l’après-guerre au Kosovo, le rapporteur du Conseil de l’Europe avait déclaré qu’il ne donnerait aucune information sensible, comme l’identité des témoins et leurs déclarations, tant qu’il n’aurait pas de « garantie absolue » que ces informations resteraient confidentielles. Auteur d’un rapport sur le trafic d’organes au Kosovo, il avait mentionné l’incapacité de la (...)

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