Bulgarie : l’illusion de la « menace russe » et le consensus anti-réfugiés

| |

La victoire d’un « pro-russe » contre une libérale « pro-européenne ». Voilà comment les résultats de l’élection présidentielle bulgare du 13 novembre ont souvent été décrits. En réalité, les deux candidats partagent la même orientation euro-atlantique, tout en souhaitant un « apaisement » avec Moscou. Et tous deux utilisent la même démagogie anti-réfugiés. Analyse.

Par Jana Tsoneva On ne s’y attendait pas, mais l’élection présidentielle a ouvert la voie à des législatives anticipées au printemps prochain. En effet, le Premier ministre Boïko Borissov avait mis son mandat en jeu si Tsetska Tsacheva, la candidate présentée par son son parti, les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB, conservateurs), ne l’emportait pas. Or, c’est le général Roumen Radev, candidat indépendant soutenu par le parti le Parti socialiste bulgare (BSP, opposition), qui a remporté le second tour, le 13 novembre. Ce résultat a été interprété comme l’échec du Premier ministre, non seulement parce qu’il avait (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous