Bosnie-Herzégovine : l’étrange cas du docteur Dayton et de M. Dodik

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À quoi sert encore la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, si personne ne l’écoute ? Sauf à faire le jeu du Président de l’entité serbe, Milorad Dodik, qui saisit la perche quand elle déclare contraire à la Constitution la « fête nationale » de la Republika Srpska. Produit de Dayton, composée de neuf juges, dont trois « internationaux », la Cour est devenue la cible des partis serbes et croates. Et si le ver était dans le fruit ?

Par Rodolfo Toè Milorad Dodik, seul contre tous. Cette fois encore, le président de Republika Srpska monte au créneau pour défendre l’« autonomie de l’entité » contre Sarajevo et les interférences des autorités nationales. Le prétexte lui a été offert par la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine, qui a décidé, le 25 novembre, de déclarer inconstitutionnelle la « fête nationale » de la Republika Srpska, célébrée dans l’entité le 9 janvier. Face à cette « nouvelle agression contre la souveraineté de Republika Srpska », Milorad Dodik a appelé les partis serbes de Bosnie-Herzégovine à l’unité. À Banja Luka, majorité et opposition ont rejeté en (...)

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