Bosnie-Herzégovine : dix mois de crise ou quinze ans d’échecs ?

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La Bosnie traverse sa « pire crise depuis 1995 » selon les mots du Haut Représentant. Le pays n’a pas de gouvernement central depuis les élection d’octobre 2010. La coalition de fait entre les partis croates et le SNSD de Milorad Dodik bloque toute perspective d’accord. La communauté internationale est divisée. Dans ces conditions, existe-t-il des options pour sortir de la crise ? En réalité, c’est le cadre de Dayton qu’il faudrait réformer. Analyse et commentaires.

Par Rodolfo Toè Depuis les élections du 3 octobre 2010, la Bosnie-Herzégovine n’a toujours pas de gouvernement. Le jeudi 14 juillet, les différents parlements du pays ont, une nouvelle fois, rejeté la candidature de Slavko Kukić, candidat au poste de Premier ministre. La coalition qui s’était formée entre le Parti social-démocrate (SDP) et Parti de l’action démocratique (SDA, bosniaque), n’est pas parvenue à s’imposer face au blocage des principaux partis croates et serbe. Il faut donc renoncer aux maigres progrès acquis au cours des derniers mois, et attendre septembre pour relancer les tractations en vue de former un nouveau gouvernement. (...)

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