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« Affaire Facebook » : quand Internet fait trembler l’État croate

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Une étrange affaire secoue la Croatie depuis la fin novembre : la police a arrêté de dangereux conspirateurs, qui se moquaient du Premier ministre Sanader sur Internet, particulièrement sur le site communautaire Facebook. Une caricature d’Ivo Sanader en uniforme nazi aurait été acceptée dans la presse, mais qu’en est-il du droit à l’expression des citoyens sur Internet ? Pour Davor Butković, Internet est devenu le vecteur privilégié d’expression de citoyens désabusés et déçus par l’establishment politique et médiatique du pays.

Par Davor Butković Il est donc clair que chaque intervention policière, même si elle est légale, contre tous ceux qui d’une manière ou d’une autre critiquent le pouvoir, suscite une réprobation massive, la révolte des citoyens, et dans des cas extrêmes, comme nous avons pu le constater ces jours derniers, peut provoquer la moquerie générale, voire l’indignation. Le pouvoir ne peut tout simplement pas se protéger des critiques les plus brutales et les plus vulgaires. Dans la définition des fonctions de n’importe quel gouvernement, dans son essence même (quand il s’agit de démocraties libérales) réside l’acceptation de toute attaque verbale et (...)

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