« Ma vie en Serbie est pire qu’à Guantánamo »

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En juillet 2016, Belgrade a accepté pour la première fois d’accueillir deux anciens détenus de Guantánamo. Mais l’entretien accordé par le Yéménite Mansur Ahmad Saad al-Dayfi à la radio publique américaine interroge sur la capacité des autorités serbes à assurer leur resocialisation.

Par Milan Nešić La Serbie viole-t-elle les droits fondamentaux des anciens détenus de Guantánamo qu’elle a accepté d’accueillir sur son sol ? Quel organisme public est responsable de leur resocialisation ? Ces questions ont été soulevées quand la National Public Radio (NPR) américaine a diffusé un entretien exclusif avec un de ces anciens détenus, le yéménite Mansur Ahmad Saad al-Dayfi. L’homme s’est plaint aux journalistes américains de vivre dans des conditions indécentes en Serbie. « Quand on m’a transféré en Serbie, ma vie a empiré. Ils ont tué tous mes rêves. J’ai l’impression de vivre dans une nouvelle prison », raconte-t-il. Selon l’accord (...)

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