Albanie : Edi Rama, le Citizen Kane qui a déçu la gauche

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Quand il a pris la tête du gouvernement en 2013, Edi Rama suscitait une vague d’espoir pour l’Albanie. Il devait être l’homme qui incarnerait l’avenir radieux du pays, avec plus de justice sociale et moins de corruption. Mais à quelques mois du terme de son mandat, c’est la désillusion qui domine. L’analyse sans concession de l’universitaire Griselda Qosja.

Par Griselda Qosja Dans les premières années qui ont suivi la chute du régime communiste, le jeune Edi Rama s’est fendu d’une série d’éditoriaux condamnant le gouvernement dirigé par Sali Berisha, tout en prenant ses distances avec l’ancien régime. Dans « Réflexions », le livre qu’il a co-écrit à avec Ardian Klosi en 1992, il dénonçait l’organisation de la résistance albanaise pendant la Seconde Guerre mondiale, pour avoir participé à une guerre civile qui avait empêché les Albanais d’avoir leur mot à dire dans le gouvernement provisoire tout juste élu. Cette affirmation, ainsi que son engagement dans le mouvement anticommuniste et sa conviction que (...)

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