Politika

1968 à Belgrade : « Nous étions réalistes, nous demandions l’impossible »

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À Belgrade aussi, les étudiants sont descendus dans la rue en juin 1968. Face au régime et au parti unique, ils dénonçaient la « bourgeoisie rouge » et le poids de la bureaucratie, réclamant plus de liberté. Ils rêvaient d’une société plus humaine et plus ouverte, et voulaient une véritable autogestion. Tito avait publiquement apporté son soutien aux étudiants, mais la répression fut pourtant sévère. Quarante ans après, Sonja Liht, l’une des protagonistes du « 68 serbe » revient sur ces événements.

Par Sonja Liht Quarante ans ont passé depuis la plus grande révolte des jeunes dans l’histoire, et les opinions sur ce qui s’est réellement passé durant cette « torride » année de 1968 demeurent très différentes et souvent contradictoires. Naturellement, les mouvements survenus au cours de cette décennie agitée, qui ont atteint leur point culminant en 1968, ont été extrêmement diversifiés : de Varsovie à Londres, de Berkeley à Berlin, de Paris à Belgrade, les étudiants, parfois en collaboration avec les syndicats ou les artistes, parfois seuls, ont occupé les universités, les rues et les places publiques, en exigeant plus de justice et de droits, (...)

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